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Cœur et tension

Acébutolol

bêtabloquant

Notre référence

Par la rédaction Layer Nutrition · Comment l'atlas classe les 664 molécules

À quoi sert ce médicament

Acébutolol appartient à la catégorie « bêtabloquant ». Les bêtabloquants ralentissent et soulagent le cœur et abaissent la tension. On ne les arrête jamais brutalement.

Concrètement, pour Acébutolol : Ralentit le cœur et abaisse la pression artérielle. On le prend en général sur la durée, dans le cadre d'un suivi régulier, et on ne l'interrompt pas de sa propre initiative.

Sous quelles marques on la trouve

En France, on recense environ 11 présentations remboursables contenant Acébutolol. On la trouve sous plusieurs noms de marque et en génériques.

  • Acebutolol Almus
  • Acebutolol Arrow Lab
  • Acebutolol Biogaran
  • Acebutolol Cristers
  • Acebutolol Eg
  • Acebutolol Sandoz
  • Acebutolol Teva
  • Acebutolol Viatris
  • et d'autres présentations

Spécialités d'origine et génériques délivrent la même substance active ; le choix entre eux se fait avec le médecin ou le pharmacien.

Notre référence pour ce traitement

Acébutolol fait partie des traitements du quotidien pour lesquels nous avons formulé un complément ciblé.

La référence Layer Nutrition correspondante
BB01 · Bêta-bloquants

Layer Nutrition Bêta-bloquants

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Comment agit l'acébutolol

L'acébutolol appartient à la famille des bêtabloquants. Il occupe les récepteurs bêta-adrénergiques, sur lesquels se fixent normalement l'adrénaline et la noradrénaline, les messagers qui accélèrent le cœur en situation d'effort ou de stress. Il est dit cardiosélectif : il vise en priorité les récepteurs bêta-1, surtout présents dans le cœur, plutôt que les bêta-2 des bronches et des vaisseaux. Cette sélectivité reste cependant relative et n'est jamais totale.

En occupant les récepteurs bêta-1 du cœur, l'acébutolol ralentit la fréquence cardiaque, diminue la force de contraction et abaisse la pression artérielle : le cœur travaille alors moins. Il possède en plus une légère activité sympathomimétique intrinsèque, c'est-à-dire qu'il stimule faiblement le récepteur tout en le bloquant. De ce fait il freine un peu moins le rythme, avec une fréquence cardiaque d'environ 3 battements par minute de plus que des doses équipotentes de propranolol ou de métoprolol. Un effet stabilisant de membrane complète cette action sur la cellule cardiaque.

Pourquoi il est prescrit

L'acébutolol est prescrit dans l'hypertension artérielle, où il abaisse la pression en réduisant la charge de travail du cœur. Il est aussi indiqué dans les arythmies ventriculaires, en particulier les extrasystoles ventriculaires, ces contractions anticipées qui perturbent le rythme. On l'utilise également dans l'angine de poitrine, la douleur qui survient quand le muscle cardiaque manque d'oxygène.

Le point commun de ces situations est un cœur qui bat trop vite, trop fort ou de façon désordonnée, dans un contexte où cela devient dangereux. En ralentissant le rythme et en diminuant la consommation d'oxygène du muscle, l'acébutolol soulage ce cœur et espace les épisodes. Il ne guérit pas la maladie de fond, il en contrôle les conséquences aussi longtemps qu'il est pris.

Comment le prendre au quotidien

L'acébutolol se prend une à deux fois par jour, de préférence à la même heure chaque jour, avec ou sans repas. La nourriture abaisse un peu le pic de concentration et ralentit l'absorption, sans changer la quantité totale absorbée : le moment de la prise par rapport aux repas importe donc peu. La molécule elle-même a une demi-vie courte de 3 à 4 heures, mais son métabolite actif, le diacétolol, persiste 8 à 13 heures dans le sang, ce qui permet une prise une à deux fois par jour. En cas d'oubli, la dose se rattrape dès que possible, sauf s'il est presque l'heure de la suivante, et sans jamais doubler.

Un point demande une vigilance particulière : l'acébutolol ne doit jamais être arrêté brutalement. Chez des patients coronariens, l'arrêt brusque d'un bêtabloquant a provoqué des aggravations d'angine de poitrine et, dans certains cas, des infarctus. Toute interruption se fait de façon progressive et médicalement encadrée. C'est aussi pour cela que le renouvellement régulier de l'ordonnance fait partie du traitement, au même titre que la prise elle-même.

Les effets à connaître

Dans les essais cliniques contrôlés comparant l'acébutolol au placebo, la fatigue est l'effet le plus fréquent : 11 % des personnes sous acébutolol contre 4 % sous placebo. Viennent ensuite les vertiges (6 % contre 2 %), les céphalées (6 % contre 4 %), l'essoufflement (4 % contre 2 %) et l'insomnie (3 % contre 1 %). Les troubles digestifs restent modérés et proches : constipation, diarrhée, dyspepsie et nausées touchent chacun environ 4 % des personnes. On observe plus rarement un léger œdème (2 %), des troubles de la vision (2 %) et des mictions fréquentes (3 %).

Deux situations méritent une attention à part. Chez le diabétique, l'acébutolol peut potentialiser l'hypoglycémie provoquée par l'insuline et en masquer un signe d'alerte, la tachycardie, tandis que les sueurs et les vertiges restent en général perçus. Chez une personne dont la thyroïde s'emballe, le blocage bêta-adrénergique peut de même masquer la tachycardie qui trahit une hyperthyroïdie, et un arrêt brutal du médicament peut alors déclencher une crise thyréotoxique. Ces deux points expliquent pourquoi le traitement se surveille dans la durée.

Interactions et suivi

Plusieurs médicaments modifient l'action de l'acébutolol. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent en atténuer l'effet sur la pression artérielle. La digoxine et l'acébutolol ralentissent tous deux la conduction entre les oreillettes et les ventricules ainsi que la fréquence cardiaque : leur association augmente le risque de bradycardie. Les médicaments qui vident l'organisme de ses catécholamines, comme la réserpine, peuvent s'additionner au bêtabloquant et accentuer la baisse du rythme et de la pression.

La respiration entre aussi en jeu : chez les personnes asthmatiques ou atteintes de BPCO, un bêtabloquant est en général déconseillé, car la cardiosélectivité de l'acébutolol n'est pas absolue et un bronchospasme reste possible. Sur le plan de l'élimination, l'acébutolol part pour 30 à 40 % par les reins et pour 50 à 60 % par la bile et les selles. En cas d'insuffisance rénale, le diacétolol s'accumule et la dose doit être réduite, ce que le suivi biologique et l'examen clinique permettent d'ajuster.

Côté assiette

L'alimentation touche le même terrain que votre traitement, en particulier le sommeil et l'énergie des cellules. Les bêtabloquants qui visent les récepteurs bêta-1 agissent aussi sur la glande pinéale : chez l'homme, l'aténolol réduit la sécrétion nocturne de mélatonine selon une relation dose-effet, ce qui peut retentir sur l'endormissement. Or l'assiette apporte très peu de mélatonine, et le corps en fabrique lui-même l'essentiel pendant la nuit. Quand le bêtabloquant freine cette production, l'alimentation seule ne comble pas l'écart.

Sur le versant de l'énergie cellulaire, des travaux ont montré qu'un bêtabloquant, le propranolol, inhibe des enzymes dépendantes du coenzyme Q10. Ce coenzyme se trouve surtout dans les poissons gras et les viandes, mais le corps en produit la plus grande part. Pour le reste, l'assiette garde toute son utilité : le magnésium des épinards, des amandes, des graines de courge et du chocolat noir, la vitamine B6 des bananes et des poissons. En plus de votre traitement, jamais à sa place, un apport ciblé prend son sens là où l'alimentation atteint sa limite.

Pavé de saumon riche en coenzyme Q10 et en oméga-3
Poissons gras
Épinards frais, source de magnésium
Épinards
Graines de courge riches en magnésium
Graines de courge
Carrés de chocolat noir, source de magnésium
Chocolat noir

Sources

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Questions fréquentes

À quoi sert l'Acébutolol ?

L'Acébutolol est un bêtabloquant cardiosélectif prescrit notamment dans l'hypertension artérielle, l'angine de poitrine et certains troubles du rythme cardiaque. En France, il est commercialisé sous le nom de Sectral. Pour l'indication qui vous concerne, reportez-vous à la notice et à votre médecin ou pharmacien.

Quels sont les effets secondaires de l'Acébutolol ?

La notice mentionne surtout une fatigue et des troubles digestifs, un ralentissement du rythme cardiaque, des extrémités froides, et parfois des insomnies ou des cauchemars chez les sujets sensibles. En cas de gêne, lisez la notice et parlez-en à votre médecin ou pharmacien.

Acébutolol et Sectral, est-ce la même chose ?

Oui, Sectral est le nom commercial français du chlorhydrate d'Acébutolol, la substance active. Des versions génériques existent aussi. Votre pharmacien peut vous confirmer la correspondance entre la marque et le générique délivré.

L'Acébutolol existe-t-il en générique ?

Oui, le chlorhydrate d'Acébutolol est disponible en génériques, équivalents à la spécialité de référence Sectral. Pour toute question sur la substitution en pharmacie, adressez-vous à votre pharmacien.

Quels médicaments éviter avec l'Acébutolol ?

La notice signale des associations à surveiller, en particulier certains médicaments du cœur comme le vérapamil et le diltiazem, d'autres antihypertenseurs, et les décongestionnants présents dans des traitements du rhume. Signalez tous vos médicaments, y compris ceux sans ordonnance, à votre médecin ou pharmacien et reportez-vous à la notice.

Peut-on boire de l'alcool avec l'Acébutolol ?

L'alcool peut accentuer les étourdissements et majorer la baisse de tension liée au traitement. La conduite à tenir figure dans la notice ; en cas de doute, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien.

Peut-on prendre l'Acébutolol pendant la grossesse ou l'allaitement ?

La notice indique que l'allaitement est déconseillé sous Acébutolol en raison du passage dans le lait maternel. Pour la grossesse comme pour l'allaitement, la décision revient à votre médecin, qui évaluera votre situation ; référez-vous à la notice.

Comment arrêter l'Acébutolol ?

L'arrêt ne doit jamais être brutal : une interruption soudaine expose à un effet rebond, avec risque de poussée de tension ou d'aggravation cardiaque. Toute modification ou tout arrêt se décide avec votre médecin, qui organisera une diminution progressive.

L'Acébutolol donne-t-il de la fatigue ?

La fatigue et une sensation de lassitude font partie des effets les plus souvent rapportés, surtout en début de traitement, le temps que l'organisme s'adapte. Si elle persiste ou vous gêne au quotidien, lisez la notice et parlez-en à votre médecin ou pharmacien.

L'Acébutolol peut-il perturber le sommeil ?

La notice cite parmi les effets possibles des insomnies, des rêves intenses ou des cauchemars chez certaines personnes. S'ils apparaissent, signalez-les à votre médecin plutôt que de modifier vous-même le traitement.

Pourquoi parle-t-on de mélatonine avec les bêtabloquants comme l'Acébutolol ?

Une étude (Stoschitzky et al., 1999) a associé la prise de bêtabloquants à une baisse de la sécrétion nocturne de mélatonine, l'hormone qui accompagne l'endormissement. C'est l'angle nutrition suivi par notre référence BB01, formulée autour de la mélatonine. Cette information ne remplace pas l'avis de votre médecin.

Que peut-on considérer côté nutrition avec l'Acébutolol ?

Deux actifs sont documentés sur ce terrain : la mélatonine, dont la sécrétion nocturne est associée à la prise de bêtabloquants dans les travaux de Stoschitzky et al. (1999), et le magnésium, qui contribue à un fonctionnement nerveux et musculaire normal. C'est la logique de notre référence BB01, qui associe mélatonine et magnésium sous forme de bisglycinate. Gardez le suivi de votre traitement avec votre médecin.

Ces réponses portent sur le volet nutritionnel. Pour toute question sur votre médicament, la notice et votre médecin ou pharmacien font foi.