Le linézolide freine la monoamine oxydase, l’enzyme qui dégrade la tyramine apportée par certains aliments. Quand cette tyramine s’accumule, la tension peut monter. L’alimentation sert alors à repérer et à limiter les aliments les plus riches en tyramine, en plus de votre traitement.
La tyramine se forme quand les aliments vieillissent, fermentent ou se conservent longtemps. On en trouve le plus dans les fromages affinés, les charcuteries et les viandes séchées, les poissons fumés ou salés, et les aliments fermentés. Une réponse tensionnelle nette a été observée à partir de 100 mg de tyramine par repas, une charge que ces aliments peuvent atteindre lorsqu’ils sont consommés en quantité.
Le réflexe simple consiste à privilégier le frais. Un fromage frais ou un yaourt apporte peu de tyramine, à la différence d’un fromage longuement affiné. De même, une viande ou un poisson frais, cuisinés et consommés rapidement, ou un œuf, restent des choix sûrs. Choisir des produits récents plutôt que fermentés ou vieillis limite l’apport de tyramine sans compliquer les repas.