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Hormonal et contraception

Diénogest

progestatif · contraception hormonale

Notre référence

Par la rédaction Layer Nutrition · Comment l'atlas classe les 664 molécules

À quoi sert ce médicament

Diénogest est un médicament de la catégorie « progestatif (contraception hormonale) ». Cette hormone entre dans la contraception hormonale : prise chaque jour, elle empêche l'ovulation et rend l'organisme défavorable à une grossesse, de façon réversible.

Concrètement, pour Diénogest : Composant d'une contraception hormonale. C'est le plus souvent un traitement de fond, pris à heure régulière sur de longues périodes ; son bénéfice se juge dans la durée, pas à la sensation du jour.

Sous quelles marques on la trouve

Diénogest entre dans la composition d'environ 9 présentations recensées en France. Elle se présente sous divers noms commerciaux et sous forme de génériques.

  • Dienogest Laboratoires Majorelle
  • Dimetrum
  • Endovela
  • Erynja
  • Jeztiq
  • Misolfa
  • Oedien
  • Qlaira
  • et d'autres présentations

Génériques et marque d'origine sont équivalents pour la substance active ; l'aspect, le nom ou les excipients peuvent seuls différer.

Notre référence pour ce traitement

Vous prenez Diénogest. Pour les personnes qui suivent ce type de traitement au quotidien, nous avons conçu une référence dédiée.

La référence Layer Nutrition correspondante
CO01 · Contraception orale

Layer Nutrition Contraception

La vitamine B6 vous aide à réguler votre activité hormonale et à réduire la fatigue. Les folates soutiennent la formation normale du sang.

  • Contribue à la régulation de l'activité hormonale (vitamine B6)
  • Contribue à réduire la fatigue (B6, folates, B12)
  • Contribue à des fonctions psychologiques normales (B6, folates, B12)

B6 10 mg · Folates 250 µg · B2 4,2 mg · B12 50 µg

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Un flacon, une prise par jour. Dégressif dès la deuxième boîte, livraison offerte à partir de deux boîtes.

Comment agit le diénogest

Le diénogest est un progestatif dérivé de la 19-nortestostérone. Il se comporte comme un agoniste sélectif du récepteur de la progestérone : son affinité mesurée in vitro pour ce récepteur reste faible, de l'ordre de 10 % de celle de la progestérone, mais son activité progestative dans l'organisme est forte. Il ne se fixe pas de façon notable sur les récepteurs des estrogènes, des glucocorticoïdes ni des minéralocorticoïdes, ce qui explique un profil d'action ciblé.

Il présente aussi une activité antiandrogénique : dans le test de Hershberger, elle atteint environ 30 à 40 % de celle de l'acétate de cyprotérone. C'est l'un des rares progestatifs de la famille des 19-nortestostérone à être dépourvu de propriétés androgéniques, ce qui compte pour la peau et la pilosité. Sur le plan pharmacocinétique, sa biodisponibilité orale est élevée, autour de 90 %, sa concentration plasmatique maximale est atteinte en environ deux heures et sa demi-vie se situe entre 7,5 et 10,7 heures. Il est métabolisé surtout dans le foie par l'enzyme CYP3A4, qu'il n'inhibe ni n'induit.

Pourquoi il est prescrit

La finalité première du diénogest dans une pilule combinée est contraceptive, et cet effet repose avant tout sur le blocage de l'ovulation. La dose orale minimale qui inhibe l'ovulation avoisine 1 mg par jour. L'effet passe surtout par une action directe sur l'ovaire plutôt que par une forte mise au repos centrale des gonadotrophines.

À la dose de 2 mg par jour chez la femme non ménopausée, l'estradiol est ramené à des valeurs de phase folliculaire précoce, de l'ordre de 30 à 50 pg/mL. Associé à un estrogène dans un contraceptif oral, le diénogest empêche ainsi la libération de l'ovule et rend une grossesse improbable tant que la prise reste régulière. C'est cette suppression de l'ovulation qui constitue le socle de l'efficacité contraceptive.

Comment le prendre au quotidien

La contraception associant valérate d'estradiol et diénogest se prend à raison d'un comprimé par voie orale chaque jour, à la même heure, en suivant l'ordre imprimé sur la plaquette. Le schéma est quadriphasique : 26 comprimés actifs, puis 2 comprimés inertes, et l'on enchaîne une plaquette sur l'autre sans interruption. Prise à heure fixe, la concentration reste stable et l'ovulation reste inhibée.

Prendre le comprimé chaque jour au même moment aide à ne pas l'oublier, par exemple en l'associant à un geste quotidien fixe. La conduite à tenir en cas d'oubli figure dans la notice et dépend du moment du cycle. La décision de commencer, de changer ou d'arrêter cette contraception se prend avec le médecin ou la sage-femme qui l'a prescrite, jamais seule, car l'arrêt lève la protection contre la grossesse.

Les effets à connaître

Dans les essais cliniques de l'association valérate d'estradiol et diénogest, menés chez 2 131 femmes, l'effet le plus souvent rapporté est le mal de tête, migraines comprises, chez 12,7 % des participantes. Viennent ensuite la douleur ou la tension des seins chez 7,0 %, les troubles des règles chez 6,9 % et les nausées ou vomissements chez 6,0 %. Ces manifestations sont fréquentes en début de traitement.

Les autres effets rapportés sont moins courants : l'acné touche 3,9 % des femmes, les changements de l'humeur 3,0 % et la prise de poids 2,9 %. Toute manifestation inhabituelle ou persistante se signale au professionnel qui suit la contraception.

Interactions et suivi

Le métabolisme du diénogest par le CYP3A4 en fait la cible d'interactions à surveiller. Les inducteurs puissants de cette enzyme réduisent l'exposition au diénogest et peuvent amoindrir l'efficacité contraceptive : avec la rifampicine, la concentration maximale chute d'environ 52 % et l'exposition totale d'environ 83 %. La carbamazépine, la phénytoïne et le millepertuis agissent dans le même sens. À l'inverse, les inhibiteurs du CYP3A4 augmentent l'exposition, le kétoconazole multipliant l'aire sous la courbe par 2,86 et l'érythromycine par 1,62.

Le suivi comprend la mesure de la pression artérielle, avec arrêt du traitement en cas d'élévation significative. Comme les contraceptifs oraux combinés peuvent diminuer la tolérance au glucose de façon dose-dépendante, les femmes prédiabétiques ou diabétiques font l'objet d'une surveillance adaptée. En présence d'une dyslipidémie non contrôlée, une autre méthode de contraception est envisagée. Ce suivi vise précisément à repérer tôt ces situations.

Côté assiette

Les contraceptifs oraux combinés peuvent déplacer le statut de plusieurs micronutriments. Une revue rapporte une baisse des concentrations de folates (B9), de riboflavine (B2), de vitamine B6, de vitamine B12, de vitamine C, ainsi que de magnésium, de zinc et de sélénium. L'ampleur de ces variations et leur portée réelle chez une personne bien nourrie restent discutées, mais elles dessinent les nutriments à ne pas laisser filer.

Le point le mieux établi concerne les folates. Un statut suffisant en début de grossesse réduit le risque d'anomalies du tube neural, ce qui explique la recommandation d'un apport en acide folique à toute femme susceptible d'être enceinte, en particulier au moment d'arrêter une contraception en vue d'une grossesse. On garnit l'assiette avec du brocoli, des épinards et du chou kale, des pois chiches, des haricots et des lentilles. La vitamine B6 se trouve dans les bananes, l'avoine et la volaille, le magnésium dans les épinards, les noix et les amandes, le zinc dans la viande, les fruits de mer et le fromage.

Manger ainsi couvre l'essentiel du terrain. Quand un apport ciblé a du sens, c'est en complément de cette base, en plus de votre contraception et jamais à sa place, pour soutenir les nutriments que la pilule tend à faire baisser, au premier rang desquels les folates, la vitamine B6, le magnésium et le zinc.

Feuilles d'épinards frais, source de folates et de magnésium
Épinards
Pois chiches secs, légumineuse riche en folates
Pois chiches
Bananes mûres, source de vitamine B6
Bananes
Amandes entières, source de magnésium
Amandes

Sources

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Questions fréquentes

À quoi sert le diénogest ?

Le diénogest est un progestatif utilisé en contraception hormonale et dans la prise en charge de l'endométriose. Pour connaître l'indication qui vous concerne, reportez-vous à la notice et à votre médecin ou votre pharmacien.

Quels sont les effets secondaires les plus fréquents du diénogest ?

La notice mentionne notamment des troubles des règles, des maux de tête, une sensibilité des seins, de l'acné et des variations d'humeur. Ces effets s'atténuent souvent au fil des premiers mois. Signalez tout symptôme gênant ou inhabituel à votre médecin ou votre pharmacien.

Le diénogest fait-il prendre du poids ?

Une variation de poids figure parmi les effets indésirables rapportés dans la notice, mais elle n'est pas systématique et les données divergent. Parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien si vous constatez un changement qui vous préoccupe.

Pourquoi ai-je des saignements irréguliers ou du spotting sous diénogest ?

Des saignements irréguliers et du spotting sont fréquents durant les premiers mois de traitement selon la notice. Ils tendent à diminuer avec le temps. Si les saignements sont abondants ou persistants, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Le diénogest peut-il faire disparaître les règles ?

La notice indique que l'absence de règles (aménorrhée) fait partie des évolutions possibles, d'autant plus que le traitement se prolonge. Pour toute question sur votre cycle, adressez-vous à votre médecin ou votre pharmacien.

Avec quels médicaments le diénogest interagit-il ?

Le diénogest est métabolisé par l'enzyme CYP3A4 : certains inducteurs ou inhibiteurs de cette enzyme peuvent modifier son effet et le profil des saignements, d'après la notice. Signalez tous vos traitements, y compris en vente libre, à votre médecin ou votre pharmacien.

Puis-je boire de l'alcool en prenant du diénogest ?

La notice publique ne décrit pas d'interaction spécifique entre le diénogest et l'alcool. En cas de doute sur votre situation, la réponse relève de votre médecin ou de votre pharmacien.

Que faire en cas d'oubli de comprimé de diénogest ?

La notice indique de prendre le comprimé oublié dès que possible, puis de poursuivre le traitement à l'heure habituelle le lendemain. Un oubli, des vomissements ou des diarrhées peuvent réduire l'efficacité : reportez-vous à la notice et à votre médecin ou votre pharmacien.

Le diénogest est-il un contraceptif fiable, et est-il compatible avec une grossesse ?

Selon la notice, le diénogest utilisé seul dans l'endométriose n'est pas considéré comme un moyen de contraception fiable, et il ne doit pas être pris pendant la grossesse. Pour une contraception adaptée, adressez-vous à votre médecin ou votre pharmacien.

Que se passe-t-il à l'arrêt du diénogest ?

La notice mentionne un retour des caractéristiques du cycle vers l'état antérieur dans les mois qui suivent l'arrêt. Toute décision d'arrêt ou de modification se prend avec votre médecin ou votre pharmacien.

La contraception hormonale peut-elle influer sur certains nutriments ?

Une revue (Palmery et al., Eur Rev Med Pharmacol Sci, 2013) associe l'usage de contraceptifs oraux à des variations du statut en plusieurs nutriments, dont les folates, la vitamine B6 et le magnésium. Il s'agit d'une association décrite dans la littérature, pas d'un lien de cause à effet établi. Un suivi individuel se discute avec un professionnel de santé.

Quelles formes de folates, de vitamine B6 et de magnésium privilégier ?

Sur le plan nutritionnel, on retient volontiers les folates sous forme de méthylfolate (5-MTHF), la vitamine B6 sous forme de pyridoxal-5-phosphate (P5P) et le magnésium sous forme de bisglycinate, mieux tolérée. C'est cette combinaison de nutriments et de formes qui a guidé la référence CO01.

Ces réponses portent sur le volet nutritionnel. Pour toute question sur votre médicament, la notice et votre médecin ou pharmacien font foi.