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Os et articulations

Tériparatide

analogue de la parathormone · ostéoporose sévère

Orientation tierce

Par la rédaction Layer Nutrition · Comment l'atlas classe les 664 molécules

À quoi sert ce médicament

Tériparatide appartient à la catégorie « analogue de la parathormone (ostéoporose sévère) ». Ce médicament renforce la solidité de l'os et réduit le risque de fracture.

Pour Tériparatide en pratique : Stimule la formation osseuse dans l'ostéoporose sévère. On le prend en général sur la durée, dans le cadre d'un suivi régulier, et on ne l'interrompt pas de sa propre initiative.

Sous quelles marques on la trouve

En France, on recense environ 7 présentations remboursables contenant Tériparatide. On la trouve sous plusieurs noms de marque et en génériques.

  • Forsteo
  • Livogiva
  • Movymia
  • Sondelbay
  • Teriparatide Biogaran
  • Teriparatide Teva
  • Terrosa

Spécialités d'origine et génériques délivrent la même substance active ; le choix entre eux se fait avec le médecin ou le pharmacien.

Côté assiette : calcium et vitamine D

Le tériparatide construit de l'os neuf, et cet os réclame de la matière première. Les essais cliniques ont tous été menés avec un apport quotidien de calcium et de vitamine D. Le calcium vient largement de l'alimentation ; la vitamine D se forme surtout dans la peau sous l'effet du soleil, et l'alimentation n'en couvre qu'une partie.

Le calcium vient d'abord des produits laitiers comme le lait et le fromage, des légumes verts à feuilles comme le chou frisé, et des petits poissons dont on mange les arêtes comme les sardines. Le calcium des épinards s'absorbe mal, ce qui en fait une source peu fiable malgré sa réputation.

La vitamine D se concentre dans les poissons gras : saumon, sardines, maquereau, hareng. La viande rouge, le foie et les jaunes d'œufs en apportent aussi. Réunir ces aliments dans la semaine couvre une part des besoins, en plus de votre traitement.

Sardines entières, riches en calcium et en vitamine D
Sardines avec arêtes
Morceaux de fromage, source de calcium
Produits laitiers
Feuilles de chou kale, légume vert riche en calcium
Chou frisé
Pavé de saumon, source de vitamine D
Poissons gras

Comment agit le tériparatide

Le tériparatide est un fragment recombinant de la parathormone humaine, sa portion active 1-34. Il se lie au récepteur PTH de type 1, le PTH1R, un récepteur couplé aux protéines G présent à la surface des ostéoblastes, des ostéocytes et de cellules du rein. En s'y fixant, il active à l'intérieur de la cellule les voies de signalisation Gs et Gq, qui déclenchent la réponse osseuse.

Son effet tient surtout au rythme d'administration. Une injection unique par jour, à faible dose, stimule la formation d'os davantage que sa destruction. C'est l'inverse d'une exposition continue à la parathormone, comme dans l'hyperparathyroïdie, qui elle favorise la résorption osseuse. Au niveau moléculaire, le tériparatide augmente des facteurs pro-ostéoblastiques comme l'IGF-1 et le FGF2, lève le frein de la sclérostine sur la voie Wnt/bêta-caténine, et accroît le facteur de transcription Runx2, qui oriente les cellules vers la lignée des ostéoblastes.

Pourquoi le tériparatide est prescrit

Le tériparatide s'adresse aux formes sévères d'ostéoporose, quand le risque de fracture est élevé. Il est indiqué chez la femme ménopausée à haut risque de fracture, chez l'homme atteint d'ostéoporose primaire ou liée à un déficit hormonal, et dans l'ostéoporose provoquée par les corticoïdes. La notice décrit une stimulation de la formation d'os neuf sur les surfaces trabéculaires et corticales, par une action préférentielle sur les ostéoblastes plutôt que sur les ostéoclastes.

Cette reconstruction se traduit par moins de fractures. Dans l'essai pivot chez la femme ménopausée, le risque de nouvelle fracture vertébrale est passé de 14,3 % sous placebo à 5,0 % sous tériparatide, soit une réduction relative d'environ 65 %. Le risque de nouvelle fracture non vertébrale de fragilité a baissé de 5,5 % à 2,6 %, soit une réduction relative d'environ 53 %.

Comment le prendre au quotidien

La posologie recommandée est de 20 microgrammes par jour, en une seule injection sous-cutanée. On la pratique dans la cuisse ou dans la paroi abdominale, chaque jour à un moment régulier. La demi-vie sérique après l'injection est d'environ une heure : le produit passe vite, et c'est justement ce passage bref et répété qui porte l'effet anabolique. La régularité de la prise compte donc plus que l'horaire précis.

Les premières injections se font assis ou allongé, car une chute de tension au moment du lever, l'hypotension orthostatique, peut survenir. Le traitement ne s'interrompt pas de sa propre initiative, car son bénéfice repose sur la continuité. Sa durée est bornée : au-delà de deux ans sur la vie d'un patient, il n'est reconduit que si le risque de fracture reste ou redevient élevé.

Les effets à connaître

La plupart des effets rapportés restent proches de ce qu'observe le groupe placebo. Sur 691 patients par bras à la dose de 20 microgrammes, on relève des douleurs chez 21,3 % (contre 20,5 %), des douleurs articulaires chez 10,1 % (contre 8,4 %), des nausées chez 8,5 % (contre 6,7 %), des vertiges chez 8,0 % (contre 5,4 %), une fatigue chez 8,7 % (contre 6,8 %). Deux effets se détachent un peu plus : les crampes des jambes, 2,6 % contre 1,3 %, et la syncope, 2,6 % contre 1,4 %.

L'effet biologique le plus caractéristique est une hausse passagère de la calcémie, dans les quatre à six heures suivant l'injection. Elle a touché 11 % des femmes et 6 % des hommes traités, contre 2 % et 0 % sous placebo. Cette hypercalcémie est le plus souvent légère et transitoire, et ne devient persistante que chez environ 3 % des patients à 20 microgrammes par jour. Le tériparatide élève aussi l'uricémie : 3 % des patients dépassaient la limite haute de la normale contre 1 % sous placebo, sans augmentation des cas de goutte, de douleurs articulaires ou de calculs urinaires.

Calcium, vitamine D et calcémie

L'os que le tériparatide fabrique a besoin de calcium et de vitamine D pour se minéraliser. Dans les essais, toutes les femmes recevaient chaque jour 1000 mg de calcium et au moins 400 UI de vitamine D, et cet apport suffisant est recommandé pendant tout le traitement. Le tériparatide augmente l'excrétion urinaire de calcium, mais la fréquence de l'hypercalciurie observée dans les essais est restée comparable à celle du placebo. Sur le phosphore, les études à dose unique montrent une élimination urinaire passagère et une baisse légère et transitoire du taux sanguin, sans qu'aucune hypophosphatémie soit apparue dans les essais cliniques.

L'apport en calcium se gère en fonction de la calcémie. Si celle-ci s'élève sous traitement, la conduite est de réduire d'abord le calcium apporté par les compléments avant d'ajuster la dose de tériparatide. L'alimentation reste le moyen le plus simple de fournir régulièrement le calcium dont l'os a besoin, la vitamine D venant aussi de l'exposition au soleil.

Interactions et suivi

Une interaction demande une attention particulière : chez les patients traités par digoxine, la hausse passagère de la calcémie peut favoriser une toxicité de ce médicament du cœur, dont les signes doivent être surveillés. Le suivi biologique du tériparatide comporte un dosage du calcium sanguin et urinaire avant de commencer, une calcémie de contrôle à un mois puis selon le jugement clinique, une mesure de la densité minérale osseuse à un an, et la possibilité de suivre des marqueurs du remodelage osseux comme le P1NP.

Sur la sécurité à long terme, une incidence accrue d'ostéosarcome a été observée chez le rat traité, mais ce sur-risque n'a pas été retrouvé dans les études d'observation chez l'humain, et les données au-delà de deux ans d'utilisation restent limitées. C'est la raison pour laquelle la durée du traitement est encadrée et son maintien réévalué en fonction du risque de fracture.

Sources

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Les compléments à envisager

Au-delà de l'assiette, un actif isolé peut se discuter, à valider avec votre médecin ou votre pharmacien. Voici lequel et sous quelle forme.

Calcium

Le calcium est le minéral le plus abondant de l'organisme, impliqué dans la santé osseuse. Le citrate de calcium s'absorbe bien, y compris à distance des repas, tandis que le carbonate requiert un milieu acide pour son absorption.

Forme à privilégier citrate de calcium (ne dépend pas de l'acidité gastrique)

Vitamine D3 (cholécalciférol)

La vitamine D est une vitamine liposoluble. La forme D3 (cholécalciférol) est celle retenue par la plupart des recommandations. Elle s'absorbe mieux prise au cours d'un repas contenant des matières grasses.

Forme à privilégier D3 (cholécalciférol), au cours d'un repas gras

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Questions fréquentes

Quels sont les effets indésirables du tériparatide ?

La notice mentionne notamment des nausées, des douleurs dans les membres, des maux de tête, des vertiges et, plus rarement, une élévation transitoire du calcium sanguin. Pour la liste complète et les signes qui doivent alerter, référez-vous à la notice de votre médicament et parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Le tériparatide interagit-il avec d'autres médicaments ?

La notice signale une prudence particulière avec les digitaliques comme la digoxine, car une variation du calcium peut modifier leur effet. Signalez tous vos traitements à votre médecin ou à votre pharmacien et suivez les recommandations de la notice.

Combien de temps dure un traitement par tériparatide et que se passe-t-il à l'arrêt ?

La durée du traitement est limitée dans le temps et fixée par le médecin ; à l'issue, un relais par un autre traitement de l'ostéoporose est souvent envisagé. La conduite à tenir en cas d'oubli ou d'arrêt figure dans la notice et se décide avec votre médecin.

Le tériparatide est-il compatible avec la grossesse ou l'allaitement ?

La notice indique que le tériparatide ne doit pas être utilisé pendant la grossesse ni l'allaitement. Si vous êtes concernée ou envisagez une grossesse, parlez-en à votre médecin avant toute décision.

Faut-il surveiller ses apports en calcium et en vitamine D pendant un traitement par tériparatide ?

Les autorités de santé recommandent des apports adéquats en calcium et en vitamine D pendant le traitement de l'ostéoporose, ces deux nutriments étant nécessaires à la minéralisation osseuse. Le statut en vitamine D se vérifie par un dosage sanguin ; discutez de la surveillance et d'une éventuelle supplémentation avec votre médecin.

Quelles formes de calcium et de vitamine D privilégier ?

Pour la vitamine D, la forme la mieux documentée est le cholécalciférol (vitamine D3). Pour le calcium, le citrate de calcium et le carbonate de calcium sont les formes usuelles, le carbonate se prenant de préférence au cours d'un repas. Le choix et l'intérêt d'un apport se décident avec votre médecin selon vos apports alimentaires et votre bilan.

Ces réponses portent sur le volet nutritionnel. Pour toute question sur votre médicament, la notice et votre médecin ou pharmacien font foi.