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antituberculeux

Isoniazide

Traite la tuberculose. Cette molécule figure dans 66 des médicaments que nous avons indexés.

Notre réponseUn actif à considérer

L’actif à considérer

  • Vitamine B6 (pyridoxine)P-5-P (pyridoxal-5-phosphate) de préférence, à dose modérée ; éviter les fortes doses prolongées

Nous ne faisons pas de formule pour ce traitement. Parlez de cet actif à votre médecin ou à votre pharmacien.

Voir le détail

Par la rédaction de Layer NutritionComment l’atlas classe les 664 molécules

Classe
antituberculeux
Médicaments indexés
66
Notre réponse
Un actif à considérer
Mise à jour
octobre 2026
01Le médicament

À quoi sert ce médicament

Sur le plan pharmacologique, cette molécule se rattache à la catégorie « antituberculeux ». Ce médicament relève du domaine « Anti-infectieux ». Son indication est précise et fixée par la prescription.

En pratique, ce médicament traite la tuberculose. La façon de l’utiliser se règle au cas par cas avec le professionnel qui le prescrit.

Le nom écrit sur votre boîte est peut-être ici.

Ces noms viennent des registres publics de 32 pays : l’ANSM pour la France, l’AEMPS pour l’Espagne, l’AIFA pour l’Italie, la HPRA pour l’Irlande, Swissmedic pour la Suisse, et l’Agence européenne des médicaments pour les autres.

Les plus répandus

  • RIMIFON
  • NIDRAZID
  • NICOTIBINE
  • TIBINIDE
  • ИЗОНИД
  • CEMIDON
  • DIANICOTYL
  • INH AGEPHA
  • ISONICID
  • ISOZID
  • IZONIAZIDĂ ARENA
  • IZONIAZIDA ATB
Voir tous les noms, pays par paysMasquer la liste par pays

France3

  • RIMIFON
  • RIFATER
  • RIFINAH

Allemagne3

  • ISOZID
  • ISOZID N
  • ISOZID COMP. N

Espagne5

  • CEMIDON
  • RIFATER COMPRIMIDOS RECUBIERTOS
  • RIFINAH
  • RIMSTAR COMPRIMIDOS RECUBIERTOS CON PELICULA
  • CEMIDON B6

Italie3

  • NICOZID
  • RIFATER
  • RIFINAH

Royaume-Uni8

  • RIFATER
  • RIFINAH
  • RIMSTAR
  • ISONIAZID DAWA
  • ISONIAZID MACLEODS PHARMA UK
  • ISONIAZID MORNINGSIDE HEALTHCARE
  • ISONIAZID RPH PHARMACEUTICALS
  • ISONIAZID UNIVERSAL MEDICINES

Irlande2

  • RIFATER
  • RIFINAH

Suisse5

  • RIFATER
  • RIFINAH
  • RIMACTAZID
  • RIMSTAR
  • ISONIAZ-TB

Autriche2

  • INH AGEPHA
  • RIFOLDIN MIT INH

Belgique1

  • NICOTIBINE

Bulgarie1

  • ИЗОНИД

Chypre1

  • RIFAMAZID

Danemark3

  • RIMACTAZID
  • RIMSTAR
  • ISONIAZID OBA

Finlande1

  • TUBILYSIN

Grèce2

  • DIANICOTYL
  • RIFINAH

Hongrie2

  • ISONICID
  • RIFAZID

Islande1

  • TIBINIDE

Lituanie1

  • RIFAMAZID

Luxembourg1

  • NICOTIBINE

Norvège3

  • RIMACTAZID
  • RIMCURE
  • RIMSTAR

Pays-Bas2

  • RIFINAH
  • ISONIAZIDE COSTERO

Pologne2

  • NIDRAZID
  • RIFAMAZID

Portugal3

  • RIFATER
  • RIFINAH
  • ISONIAZIDA LABESFAL

Roumanie3

  • IZONIAZIDĂ ARENA
  • IZONIAZIDA ATB
  • SINERDOL ISO

Slovaquie1

  • NIDRAZID

Slovénie2

  • RIFATER
  • RIFINAH

Suède4

  • TIBINIDE
  • RIMACTAZID
  • RIMCURE
  • RIMSTAR

Tchéquie1

  • NIDRAZID
02Sa place dans l’atlas

Une réponse parmi trois.

L’atlas donne à chaque molécule l’une de ces trois réponses. La plupart n’appellent rien.

  • Notre formule31 molécules
  • Un actif à considérer59 moléculesdont celle-ci
  • Rien à ajouter574 molécules
Fig. 1La case entourée : Isoniazide, une molécule parmi les 664 de l’atlas. Liste : ANSM. Classement : Layer Nutrition.
03L’assiette

Dans l’assiette : la vitamine B6

Sous isoniazide, la vitamine B6 (aussi appelée pyridoxine) est le nutriment à garder en tête : à forte dose, le traitement peut gêner les nerfs, et la vitamine B6 sert de contrepoids. L’alimentation aide à en apporter chaque jour, en plus de votre traitement, jamais à sa place.

La vitamine B6 se répartit dans plusieurs familles d’aliments. Parmi les produits de la mer, le saumon en est une bonne source. On la trouve aussi dans la banane, dans les légumineuses comme les haricots secs et les pois chiches, dans le bœuf et le porc, dans les fruits à coque, la volaille, ainsi que dans les céréales complètes et enrichies. Varier ces aliments d’un repas à l’autre couvre l’apport sans effort particulier.

Quelques aliments demandent en revanche de la prudence pendant le traitement. Il vaut mieux éviter ceux très riches en tyramine ou en histamine : certains fromages affinés, le vin rouge et certains poissons comme le thon, qui peuvent déclencher une réaction. Le reste de l’assiette garde toute sa place, et les sources de vitamine B6 citées plus haut n’en font pas partie.

Pavé de saumon frais, source de vitamine B6
Saumon
Bananes mûres, riches en vitamine B6
Banane
Pois chiches secs dans un bol
Pois chiches, une légumineuse
Noix décortiquées, apport de vitamine B6
Fruits à coque
04Le dossier

Pourquoi cette réponse

Comment agit l’isoniazide

L’isoniazide est un antituberculeux, et une prodrogue : il doit être activé pour devenir efficace. Cette activation est réalisée par une enzyme de la bactérie elle-même, la catalase-peroxydase KatG de Mycobacterium tuberculosis. Une fois activé, l’isoniazide forme des radicaux et des adduits qui bloquent la production des acides mycoliques, des lipides qui constituent la paroi de la mycobactérie. Privée de ces briques, la bactérie ne peut plus bâtir sa paroi, ce qui rend l’agent bactéricide.

Au-delà de la paroi, l’isoniazide inhibe aussi la synthèse des lipides et de l’ADN de Mycobacterium tuberculosis. Son action se concentre sur cette bactérie, ce qui explique son usage ciblé contre la tuberculose. Sur le plan chimique, c’est une petite molécule de formule C6H7N3O. Ce blocage précis de la construction de la paroi mycobactérienne en fait l’un des piliers du traitement antituberculeux.

Pourquoi l’isoniazide est prescrit

L’isoniazide s’emploie dans deux situations. Dans la tuberculose active à Mycobacterium tuberculosis, la maladie est déclarée : l’isoniazide est alors utilisé en association avec d’autres antituberculeux. Dans la tuberculose latente, la bactérie est présente mais dormante et ne provoque pas de maladie : l’isoniazide s’utilise seul, en prévention, pour empêcher l’infection de se réveiller.

La posologie usuelle chez l’adulte est de 5 mg par kilo, jusqu’à 300 mg par jour, en une seule prise. Le choix entre monothérapie et association dépend donc du contexte, tuberculose latente ou tuberculose active. Dans les deux cas, le traitement s’inscrit dans la durée et se conduit avec un médecin.

Comment le prendre au quotidien

L’isoniazide se prend par voie orale, à jeun, sans aliments : sa biodisponibilité diminue lorsqu’il est administré avec de la nourriture. Il est donc préférable de le prendre à distance des repas. Prendre le comprimé à peu près à la même heure chaque jour de prise aide à maintenir une concentration régulière dans le sang.

La régularité fait toute l’efficacité du traitement antituberculeux, qui se déroule sur plusieurs mois. On ne l’interrompt pas de sa propre initiative : la décision d’arrêter ou d’adapter revient au médecin, notamment en fonction des résultats de la surveillance du foie. Une prise oubliée ou un arrêt prématuré expose au risque d’échec et de résistance.

Le métabolisme par acétylation et le foie

L’isoniazide est éliminé après avoir été acétylé, une réaction portée par l’enzyme N-acétyltransférase 2 (NAT2). Cette acétylation se fait à des vitesses variables selon les personnes : on distingue des acétyleurs rapides et des acétyleurs lents. Le risque de lésion du foie est plus élevé chez les acétyleurs lents, chez les porteurs de variants de la N-acétylation, et en cas d’anomalie de l’enzyme CYP 2E1. Ces différences génétiques expliquent qu’un même médicament soit mieux ou moins bien toléré d’un patient à l’autre.

L’atteinte du foie est l’effet le plus surveillé. Le traitement entraîne une élévation transitoire des transaminases chez 10 à 20 % des patients, dépassant 5 fois la normale chez 3 à 5 % d’entre eux, le plus souvent sans symptôme. StatPearls décrit une atteinte hépatique légère chez jusqu’à 20 % des patients et une atteinte sévère chez environ 1 %. L’hépatite aiguë avec ictère survient chez 0,5 à 1 % des patients et se révèle mortelle dans 0,05 à 0,1 % des cas ; ce risque croît avec l’âge, d’environ 0,5 % entre 20 et 35 ans à 1,5 % entre 35 et 50 ans, et plus de 3 % au-delà de 50 ans.

Nerfs, vitamine B6 et lupus induit

La neuropathie périphérique concerne moins de 0,2 % des patients sous isoniazide, mais les fortes doses peuvent la favoriser. Elle est évitable par l’administration conjointe de pyridoxine, la vitamine B6. En pratique, la pyridoxine est donnée avec l’isoniazide à la dose de 25 à 50 mg par jour, portée à 100 mg par jour chez les patients qui présentent déjà une neuropathie. La vitamine B6 est donc le nutriment directement lié à ce traitement.

Un autre effet, plus rare, est le lupus induit par le médicament, qui survient chez jusqu’à 1 % des patients sous isoniazide. Il s’agit d’une réaction qui régresse en général à l’arrêt du médicament responsable. Connaître ces effets, nerfs, vitamine B6 et lupus, permet de savoir ce qui relève du traitement et ce qui mérite d’en parler au médecin.

Interactions et suivi

L’isoniazide modifie l’effet de plusieurs médicaments. Il augmente la concentration plasmatique de la phénytoïne, ce qui impose une adaptation de dose, et il inhibe le métabolisme de la carbamazépine et de la théophylline, dont la concentration et la toxicité augmentent ; une majoration de la toxicité du paracétamol est également rapportée. Pour l’alimentation, il faut éviter les aliments et boissons à très forte teneur en tyramine ou en histamine, comme certains fromages, le vin rouge et certains poissons tels que le thon, en raison d’un risque de réaction.

Le suivi biologique encadre le traitement. Avant de débuter, on mesure chez l’adulte l’AST, l’ALT, la bilirubine, les phosphatases alcalines, la créatinine sérique et les plaquettes ; les transaminases sont recontrôlées 2 à 4 semaines après le début chez les patients à risque. On arrête l’isoniazide devant toute élévation confirmée de l’ALT au-delà de 5 fois la limite supérieure de la normale, ou au-delà de 3 fois en présence de symptômes. Une surveillance biochimique mensuelle est conseillée chez les patients à haut risque, âge supérieur à 50 ans ou hépatopathie préexistante.

Sources

  1. Isoniazid, StatPearls, NCBI Bookshelf
  2. Isoniazid, LiverTox, NCBI Bookshelf
  3. Isoniazid: MedlinePlus Drug Information, MedlinePlus
  4. Vitamin B6, MedlinePlus Medical Encyclopedia
  5. Isoniazid (C6H7N3O, CID 3767), PubChem
05Les actifs

Les compléments à envisager

Au-delà de l’assiette, un actif isolé peut se discuter, à valider avec votre médecin ou votre pharmacien. Voici lequel et sous quelle forme.

Vitamine B6 (pyridoxine)

La vitamine B6 est une vitamine hydrosoluble du groupe B, impliquée dans le métabolisme des acides aminés, la formation de neurotransmetteurs et le fonctionnement du système nerveux. En complément, un seul actif à dose utile suffit ; le P-5-P (pyridoxal-5-phosphate) est la forme coenzyme de la vitamine B6. Les apports élevés et prolongés de pyridoxine sont à éviter.

Forme à privilégierP-5-P (pyridoxal-5-phosphate) de préférence, à dose modérée ; éviter les fortes doses prolongées

À valider avec votre médecin ou votre pharmacien.

07Un autre traitement

Vous prenez aussi un autre traitement ?

Tapez le nom écrit sur la boîte. L’atlas vous donne sa réponse.

Par exemple Doliprane, Panadol ou paracétamol.

08Questions

Questions fréquentes

À quoi sert l’isoniazide ?

L’isoniazide est un antibiotique antituberculeux, utilisé dans le traitement et la prévention de la tuberculose. Il est souvent associé à d’autres antituberculeux au sein d’un même protocole. Pour votre situation précise, référez-vous à la notice et à votre médecin ou pharmacien.

Quels sont les effets secondaires de l’isoniazide ?

La notice publique mentionne notamment des atteintes du foie et des troubles neurologiques, comme des fourmillements ou un engourdissement des extrémités. La liste complète et les signes qui doivent alerter figurent dans la notice. Au moindre symptôme inhabituel, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Peut-on boire de l’alcool pendant un traitement par isoniazide ?

La consommation d’alcool est déconseillée avec l’isoniazide, car elle peut majorer le risque d’atteinte du foie signalé dans la notice. Les modalités précises relèvent de votre traitement personnel. Voyez ce point avec votre médecin ou votre pharmacien.

Isoniazide et grossesse ou allaitement : quelles précautions ?

L’utilisation pendant la grossesse ou l’allaitement s’évalue au cas par cas, en pesant le bénéfice et le risque. La notice détaille les précautions à connaître. Cette décision revient à votre médecin, à qui il faut signaler une grossesse en cours ou envisagée.

Pourquoi associe-t-on la vitamine B6 (pyridoxine) à l’isoniazide ?

Des études associent l’isoniazide à une perturbation du métabolisme de la vitamine B6 (pyridoxine) dans l’organisme. C’est cet actif que l’on retrouve classiquement rapproché de ce médicament dans la littérature. La surveillance et la conduite à tenir relèvent du médecin qui suit le traitement.

Sous quelle forme considérer la vitamine B6, et faut-il surveiller un dosage ?

L’actif à considérer est la vitamine B6, sous forme de pyridoxine (chlorhydrate de pyridoxine) ou de pyridoxal-5-phosphate (P5P), sa forme coenzyme. Un dosage sanguin de la vitamine B6 peut être discuté selon le contexte. Toute évaluation d’un statut nutritionnel et sa surveillance se décident avec votre médecin.

Ces réponses s’appuient sur la notice et sur la littérature publiée. Pour toute question sur votre médicament, la notice et votre médecin ou pharmacien font foi.